L’automne s’installe, les feuilles tombent… et les mauvaises habitudes refont surface. Allumer un feu de jardin pour brûler ses déchets verts ? Vous feriez mieux d’y penser à deux fois. En 2025, ce geste courant peut vous coûter bien plus que des cendres : jusqu’à 750 € d’amende. Et ce n’est pas une exception. Voici pourquoi.
Brûler ses déchets verts : un geste désormais interdit
Vous pensiez que dans votre jardin, tout vous est permis ? Malheureusement, la loi s’applique partout, en ville comme à la campagne. Depuis plusieurs années, il est interdit de brûler les déchets végétaux à l’air libre.
Qu’il s’agisse de feuilles mortes, de branches coupées ou de résidus de tonte, le brûlage est formellement prohibé, même à petite échelle. Et ce, peu importe si le feu est discret, allumé dans un vieux fût en métal ou dans un trou creusé à la main. Les outils et les intentions n’y changent rien : c’est illégal.
Une question de santé publique et d’environnement
Pourquoi tant de rigueur ? Parce que le brûlage de végétaux produit des polluants nocifs pour l’air que nous respirons.
- Particules fines
- Monoxyde de carbone
- Hydrocarbures
- Oxydes d’azote
Ce cocktail toxique n’est pas seulement désagréable : il aggrave les troubles respiratoires, en particulier chez les enfants, les personnes âgées et les personnes malades. En clair, un petit feu dans votre coin de jardin peut nuire à la santé de tout votre voisinage.
Combien risque-t-on exactement ?
La loi est claire et stricte. En cas de non-respect, vous encourez une amende pouvant aller jusqu’à 750 €. Pas de mise en garde, pas de petit rappel à l’ordre. Vous risquez de recevoir une contravention aussi salée qu’inattendue.
Et non, ce n’est pas moins grave si vous êtes « à la campagne » ou si « vous l’avez toujours fait comme ça ». Aujourd’hui, la conscience écologique passe avant la tradition.
Existe-t-il des dérogations ?
Oui, mais elles sont très limitées et très encadrées. Voici les rares cas où le brûlage peut être autorisé :
- Pas de déchetterie à proximité : votre mairie peut, à titre exceptionnel, délivrer une autorisation.
- Plantes malades ou infestées par des parasites : une demande de dérogation préfectorale est possible, mais elle doit être faite avant toute action.
Des situations rares, et surtout pas immédiates. Autrement dit, si vous avez des feuilles mortes à éliminer ce week-end, le feu n’est pas une option.
Que faire de ses déchets verts à la place ?
Heureusement, l’automne offre plusieurs méthodes simples et utiles pour se débarrasser de vos déchets sans enfreindre la loi.
Déchetterie : la solution classique mais efficace
Les déchetteries acceptent les déchets végétaux comme les branchages, tontes et feuilles mortes. Ils y sont recyclés en compost ou en paillage agricole. Bonne nouvelle : c’est souvent gratuit pour les particuliers.
Compostage à domicile
En automne, le compostage est toujours efficace. Feuilles mortes, petites branches ou restes du potager peuvent devenir un engrais naturel très apprécié de vos plantations.
Paillage naturel
Broyez vos feuilles et disposez-les au pied de vos haies, arbres ou massifs. Ce geste simple permet de :
- Protéger les racines du froid
- Limiter la pousse des mauvaises herbes
- Conserver l’humidité du sol
C’est bon pour vos plantes et pour la planète.
En résumé : attention à l’étincelle de trop
Brûler ses déchets verts en 2025, ce n’est plus un petit écart. C’est une infraction réglementaire passible d’amende. Même en octobre, même dans un jardin isolé.
Optez pour des solutions durables : compost, déchetterie, paillage. Vous ferez du bien à l’environnement, à votre voisin, et à votre budget.




